ATT, Mali, Retour, Sénégal

Le célèbre revenant ATT, l’homme de l’année 2017 au Mali

L’homme le plus dangereux de l’année 2012 est devenu le sauveur et le symbole de la réconciliation nationale en 2017. Condamné à quitter en catimini son peuple qu’il présidait quelques heures auparavant, ce même homme est revenu en avion présidentiel sous les hourras du peuple qui avait battu le macadam de la capitale pour l’accueillir comme un Modibo Keïta ressuscité. Certains voulaient juste voir ce président un peu comique qu’on ne voyait plus sur l’ORTM (la chaîne de télévision nationale). Pourtant l’homme n’était pas aussi célèbre le temps de sa présidence.

Qu’est-ce qui n’a pas marché pour ces détracteurs ? Pourquoi ce revirement extraordinaire en moins de six ans ? Lire la suite

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Des armes saisies au campus universitaire de Badalabougou après l'affrontement de mardi entre des membres de l'AEEM

L’AEEM : un monstre nécessaire qu’il faudrait dompter

Ce mardi 19 décembre 2017, tous les maliens sensibles ont été indignés par cette vidéo dans laquelle un jeune homme du nom d’Almamy Camara apparaît blessé par balles en plein campus universitaire, qui s’apitoyait sur son sort. Dans la scène, certaines âmes dures le regardaient soupirer, totalement affaibli. Au lieu de lui venir en aide avec un seul appel aux services de secours ou de l’emmener au centre de santé communautaire du quartier Mali, à moins de 10 minutes des lieux, on le regarde se vider de son sang.

Il est dommage de constater que la non-assistance à la personne en danger ne constitue point un délit au Mali d’aujourd’hui. Lire la suite

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Yambo Ouologuem, prophète ailleurs et « fou » parmi les siens

Reconnu comme « prophète » ailleurs mais rejeté parmi les siens, le natif de Bandiagara s’était réfugié à Sévaré depuis des décennies après avoir fait parler de lui par toutes les critiques littéraires à travers ses œuvres.  C’est dans cet état de réclusion que cet homme brisé a rendu l’âme le 14 octobre 2017 à l’hôpital Sominé Dolo de Sévaré. Docteur en sociologie, il est le premier écrivain africain à remporter le prix Renaudot de la littérature avec son chef-d’œuvre « Le Devoir de violence » en 1968, année de publication du livre. Il n’a jamais vraiment obtenu la reconnaissance qu’il méritait au Mali. Mais qu’importe, il transcende les générations. Qu’on aime ou qu’on le déteste, l’œuvre de Yambo Ouologuem ne laisse aucun de ses lecteurs indifférent.

Yambo Ouologuem, du prix Renaudot au calme de Sévaré

Son premier livre « le devoir de violence » pour lequel il fut malencontreusement accusé de plagiat a été réédité en 2003 par la maison d’édition Serpent à plume. D’après lui « je réaménage les textes littéraires à ma façon ». Yambo Ouologuem a perdu toute confiance à l’humain. Il décide de se retrancher près du pays dogon à Sévaré.

Je me suis rendu chez lui. C’était le mardi ‎22 ‎avril ‎2014. Il était 18 heures. Le soleil essoufflé de sa course journalière s’empressait de se coucher. Yambo Ouologuem était parti en ville. À la demande de sa femme, je l’attendais devant la cour de sa maison en face du goudron, avec discrétion, car il se méfie beaucoup des gens qu’il ne connaît pas. Elle m’avait dit qu’il ne tarderait pas à venir à la maison pour rompre le jeûne. Il jeûnait fréquemment m’avait confié sa femme. À son arrivée il disait à son neveu, mon interlocuteur, « je viens de la gendarmerie. J’étais allé montrer aux gendarmes la carte authentique du Mali ». Il était habillé en boubou ample de couleur grise et coiffé d’un chapeau blanc.

Il tenait dans sa main des vieux journaux abimés par le temps, dans lesquels il nous montrait cette carte authentique du Mali avant qu’une partie ne soit annexée par l’Algérie, le grand voisin. Il était très furieux quand il nous lançait « l’Algérie a volé une grande partie du nord du pays ». Il nous montrait les parties avec ses mains robustes de vieux dogon. Mon seul remord est qu’on n’a pas pu causer. Il se faisait tard et il devait rompre le jeûne. En plus on m’avait dissuadé de lui adresser la parole pour notre première rencontre. Après quelques minutes d’explications, il s’est réfugié dans sa grande cour pleine de verdure. Je prenais la route pour rentrer chez moi, à Mopti.  

L’ingratitude des autorités maliennes à l’égard de Yambo « une bibliothèque vivante »

Après s’être reclus à Sévaré, il a décidé de tout abandonner à cause de l’hypocrisie des uns et des autres. Profondément brisé, il a perdu confiance en tous. Yambo Ouologuem a quitté la France et ses grandes bibliothèques pour regagner sa terre natale. Il vivait modestement à l’abri des regards indignes. Ceux qui ne connaissaient pas son histoire l’avaient qualifié de « fou ». Le natif de Bandiagara a vécu dans l’oubli jusqu’à ses dernières minutes sans aucune réelle reconnaissance de ses œuvres au Mali. Le 14 octobre 2017,  il a finalement décidé de se couvrir par la terre pour se protéger de tous ces loups qui ont fait de sa vie un véritable enfer terrestre. Il emporte avec lui une mémoire d’éléphant irrécupérable. Avec le décès de Yambo Ouologuem, la littérature africaine a perdu une université vivante.  Il aurait été un excellent professeur à l’université du Mali. Un musée ou une bibliothèque mériterait d’être construit dans la région natale de Ouologuem en son nom pour l’immortaliser au-delà de ses livres. Pour l’instant aucun édifice national ne porte le nom de Yambo Ouologuem au Mali.

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Le tourisme en berne à Mopti

Depuis 2012 l’ombre de la crise malienne plane sur l’activité touristique du pays. Des personnes qui vivaient de cette activité noble « crèvent » dans le chômage malgré eux. Le devoir de reconnaissance nous oblige à penser à ces braves qui faisaient vendre la beauté du pays partout dans le monde à travers leurs talents d’orateurs nés. Hommage aux guides de la Venise malienne qui ont fait la fierté de toute une région, de toute une nation ! Lire la suite

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22 septembre : le centre et le nord du Mali revendiquent leurs parfums d’indépendance

Les régions du centre et du nord du Mali veulent se parfumer après s’être sapés en Bôgôlan et Bazin pour parader en ce jour d’indépendance à l’instar des autres régions. Mais Iyad et Koufa les empêchent !

57 ans d’indépendance, le drapeau vert-or-rouge ne flotte pas à Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka et Taoudéni. Les habitants de ces régions  ne peuvent chanter l’hymne qu’au fond de leurs chambres. Les symboles de la souveraineté sont devenus des stupéfiants à bien cacher au risque de perdre sa vie. Lire la suite

Mopti Suudu baba : une destination touristique unique

Pas besoin d’atterrir forcément à l’aéroport international Hambodédjo de Mopti pour pouvoir visiter Mopti Suudu baba. Il vous suffit dorénavant quelques clics pour voir cette ville touristique en 3D.

Affectueusement appelée la Venise du Mali, elle est le pont entre le sud et le nord du Mali, le centre du pays, brassée par les différentes ethnies qui cohabitent en harmonie, ma Suudu baba (ma patrie) n’est autre que la cinquième région administrative du Mali. Lire la suite